d

Alienum phaedrum torquatos
nec eu, vis detraxit periculis ex,
nihil expetendis in mei.

contact
neva@office.com
+456933336454
2606 Saints Alley
Tampa, FL 33602
Follow Us

Que faire au potager en hiver ? épisode 1 – Entretenir

Que faire au potager en hiver ? épisode 1 – Entretenir

En voilà une question me direz-vous!  “Pas grand-chose évidemment.“ 

L’hiver est souvent vu comme une saison morte pour la nature en général et a fortiori pour nos jardins et potagers. 

Et pourtant, à la fin de l’hiver lorsque la neige commence à fondre, que verrez-vous si vous vous baladez en forêt? De jolis bourgeons pointer leur nez pardi ! Les arbres et plantes se sont consciencieusement préparés pour le printemps à venir, à l’abri des regards. Et votre joli potager fera de même, pourvu que vous l’aidiez un peu. 

L’hiver n’est pas une période aussi aride en terme de jardinage que l’on pourrait le penser, au contraire. 

Certes, c’est le moment pour la plupart des plantes, potagères ou non, de marquer un temps de repos, de se régénérer, mais c’est justement la saison propice à l’entretien et à la préparation du jardin en vue de la belle saison. C’est le moment pour le jardinier de se retrousser les manches afin de pailler, tailler et même semer pour s’assurer de belles récoltes au printemps et en été. Mais c’est aussi une belle saison pour récolter certains légumes qui ne poussent qu’à cette période.

Il est vrai que dans un potager urbain les possibilités sont moindres comparées à ce que pourra offrir un grand potager ou jardin maraîcher à la campagne. Surtout parce que l’hiver fait la part belle aux « grands » légumes nécessitant pas mal de place, comme les choux et toutes sortes de courges. Néanmoins ne vous découragez pas, même sur un petit bout de balcon il est possible d’avoir une jolie récolte hivernale. Alors, si vous ne savez quoi faire de vos mains de décembre à mars, c’est par ici !

La première chose à faire pour nos potagers en hiver c’est de les entretenir !

Protéger

Avant toute chose, il est important de protéger les plantes qui passeront l’hiver sur notre balcon, terrasse ou petit bout de jardin pour les chanceux. Car, si en pleine terre bon nombre d’espèces résistent au froid hivernal, sans aide il n’en est pas de même des plantes en pot. Si vous voulez les voir passer l’hiver, mieux vaut agir en amont et faire le nécessaire dès les premières annonces de gel. Bien sûr, dans un potager urbain, la grande majorité des plantes sont annuelles et auront donc déjà été déplantées à l’automne. 

Malgré tout, la plupart des aromates sont vivaces, et doivent donc être traités en conséquence si l’on veut les voir (re)fleurir au printemps. Il en va de même pour les agrumes, ou toute autre plante en pot que vous désirez voir survivre au froid hivernal.

Selon les espèces, la place dont vous disposez et les températures habituelles en cette saison, il est parfois plus prudent de simplement rentrer vos plantes les plus fragiles en intérieur. Cela les protégera efficacement du gel. 

Veillez toutefois à ne pas surchauffer (voire ne pas chauffer du tout) la pièce où elles seront installées. Il faudra aussi vous assurer qu’elles continuent à bénéficier des conditions nécessaires en termes d’arrosage, de lumière, de substrat, etc. 

Il est bien souvent recommandé de diminuer drastiquement l’arrosage dans ce genre de cas.

Si vous n’avez pas la place pour rentrer vos précieux pots, pas de panique, des solutions existent. Il est, avant toute chose, important de s’assurer que les racines de vos plants ne gèlent pas. 

Pour les espèces les moins fragiles un simple paillage suffira. Pailler signifie: « déposer une couverture au sol », cela n’implique pas de recouvrir tous vos jolis pots que de paille. Vous pouvez également utiliser d’autres matériaux. Choisissez-les aussi naturels et éco-friendly que possible évidemment. À titre d’exemple, vous pourrez utiliser des copeaux de bois, du broyat, du foin ou du feuillage glanés lors de vos balades en forêt ou récupérés de la taille d’autres spécimens. La toile de jute peut aussi faire office de protection.

Un exemple de paillage autour d’un plan de céleri.

Pour les plantes plus fragiles il sera peut-être nécessaire de les envelopper dans un voile d’hivernage afin de protéger l’entièreté de la plante et pas seulement ses racines.

En amont, pensez à choisir des plantes adaptées aux températures de vos régions. Il existe par exemple des espèces d’olivier qui résistent au gel, jusqu’à une température de moins dix ou vingt degrés Celsius selon les variétés. Malgré tout, n’oubliez pas qu’il est toujours préférable et plus écolo de choisir des espèces endémiques de votre région qui s’adapteront sans souci aux changements de saison.

En théorie si vous vivez en centre-ville, vous aurez malheureusement toujours quelques degrés de plus que dans les alentours. C’est ce que l’on appelle les “îlots de chaleur urbains”. Il se peut qu’il ne gèle même jamais.

L’important en tous les cas est de bien vous renseigner/observer les conditions de votre potager -où qu’il soit situé- afin d’agir en conséquence et pouvoir parer à d’éventuels tracas.  

Veillez à retirer les coupelles que vous auriez éventuellement placées sous les pots en été. En effet, s’il ne gèle pas toujours, dans à peu près toutes les régions de France, l’hiver voit en tout cas beaucoup plus de précipitations que de coutume, ce qui n’est pas toujours apprécié par toutes les plantes. 

Il faut, dans tous les cas, réduire l’arrosage et privilégier l’arrosage le matin pour éviter les gelées nocturnes.

Une autre astuce simple à réaliser est de déplacer vos pots afin de les protéger au maximum du vent et de la pluie. C’est là tout l’intérêt de la culture en pot, pouvoir déplacer nos plantes adorées afin qu’elles soient toujours au mieux selon la saison. À l’ombre en été, au soleil et à l’abri du vent et de la pluie lors des froides journées hivernales. 

Sachez également que les pots en terre cuite sont plus facilement sujets au gel car ils gardent le froid. On évite donc d’y laisser nos variétés les plus fragiles.

Tailler 

Une fois que tout votre petit monde est bien protégé il est temps de procéder à la taille des spécimens qui en auraient besoin. 

Veillez à bien vous renseigner avant toute chose. Chaque espèce requiert une taille appropriée et une erreur en la matière peut sérieusement entacher sa croissance, voire sa survie. Il est important de savoir quand et quelles parties de la plante tailler. Internet ou votre magasin de jardinage attitré seront vos meilleurs amis si vous ne disposez pas déjà de livres sur le sujet. 

La plupart des arbustes et aromates se taillent en automne ou au printemps. 

En hiver, on s’attaque donc plutôt aux arbres fruitiers tels que les pommiers ou les poiriers. Évidemment, en ville on a rarement ce genre d’arbres dans son jardin. En ce qui concerne des arbustes à taille plus urbaine, la taille des groseilliers, myrtilliers et framboisiers s’effectue également durant la période hivernale.

S’il vous reste des résidus de vos tailles veillez à les mettre dans le container approprié. Ce sont des résidus qui nécessitent beaucoup de temps pour se décomposer. C’est pourquoi, à moins de les réduire en petits morceaux, il n’est pas recommandé de les ajouter à votre compost. Renseignez-vous auprès de votre mairie afin de savoir quelle est la politique de la ville pour ce genre de déchet.

La taille, une opération délicate mais essentielle.

Nettoyer

Après tous ces efforts, il est temps de procéder au grand nettoyage d’hiver de votre petit bout de potager.

Une fois le nettoyage de la taille fait, vous pouvez vous tourner vers le reste du potager. Achevez de retirer les plants estivaux et automnaux qui ne donnent plus, enlevez les feuilles mortes et les mauvaises herbes etc. Il y a beaucoup à faire même lorsque notre potager ne fait que quelques mètres carrés ou moins. 

En ce qui concerne les feuilles mortes, je suis d’avis, comme Romain Bocquet, jardinier paysagiste et enseignant à l’ENSP, qu’il faut les laisser autant que possible sur le sol afin qu’elles se décomposent et le nourrissent. Attention toutefois, s’il s’agit de feuilles issues de plantes malades mieux vaut les retirer et les jeter pour éviter toute contamination. 

Quant aux mauvaises herbes, l’hiver étant une période où l’on délaisse traditionnellement le jardin, elles ont tendance à revenir en force, puisque l’on laisse libre cours à leur croissance. C’est le cas bien souvent chez moi en tout cas ! Attention à les contrôler donc pour éviter de vous retrouver une fois le printemps venu avec un potager uniquement composé de pissenlits et autres plantes invasives. Pour cela le plus écolo reste vos mains et … la pluie. Une petite averse, rien de tel pour humidifier la terre et vous permettre d’ôter les mauvaises herbes avec leurs racines. À noter que le paillage évite également les mauvaises herbes. Il n’a que du bon je vous dis!

Le désherbage se fait à la main.

Enfin, pourquoi ne pas profiter de cette période d’accalmie végétale pour réparer vos pots et jardinières qui se retrouvent vides et auraient peut-être besoin d’un bon coup de jeune. 

Entretenir son potager urbain c’est aussi entretenir vos contenants afin qu’ils accueillent vos précieuses plantations plus longtemps. Je pense surtout aux caisses et autres palettes en bois. Ce matériau étant encore plus que les autres sujet aux intempéries il est important d’en prendre soin. 

Après tout, être un jardinier écolo c’est aussi faire durer ses outils et jardinières. 

Ne jetez pas vos débris de pots en terre cassés, placés au fond de vos pots ou jardinières, surtout s’ils ne sont pas percés, ils serviront de drainage et éviteront aux racines de pourrir.

Dans tous les cas, il est conseillé de nettoyer et désinfecter les contenants restés vides afin de les préparer pour la belle saison et les nouveaux semis qui vont avec. Si vous pensez ajouter de nouvelles jardinières ou pots n’oubliez pas de les préparer également pendant que vous en avez encore le temps. Fixez des roulettes sur vos caisses en bois pour pouvoir les déplacer facilement, faites des trous dans celles qui n’en auraient pas etc. 

Dans l’épisode 2, vous découvrirez comment préparer votre potager pour l’hiver…


Merci à Noémie pour cet article. Retrouvez-la sur son blog : www.lapetitenoune.com

Autrice du blog La Petite Noune, dédié à un mode de vie plus responsable. Un joyeux pêle-mêle, entre mode éthique, végétarisme et voyages plus ou moins lointains.